Site web nlai.blue

Le site de NLA International traite d’économie bleue. Je l’ai ouvert pour le sujet, je suis resté pour la mise en page.
La palette est attendue et bien tenue. Des bleus, du plus clair au plus profond, sans couleur d’accent criarde qui viendrait chercher l’attention. Le parti pris est de laisser les photographies porter la couleur. Le reste de l’interface se met en retrait.
L’iconographie évite la banque d’images. Des paysages marins, des communautés côtières, des activités en mer, souvent des gens en train de travailler. Ça ancre le propos dans des lieux réels, ce qui est difficile à obtenir sur un sujet aussi large que l’océan.
La mise en page est aérée. Colonnes de texte étroites, marges généreuses, une large place aux visuels et aux infographies. Sur le rapport The Blue Economy in Practice – Raising Lives and Livelihoods, les infographies ne décorent pas, elles portent une partie de l’information. C’est le choix le plus intéressant du projet, car il suppose que le graphiste a lu le contenu avant de le mettre en forme.
Le planning de production des documents s’est recentré dans le découpage : trouver la hiérarchie de titres qui tient sur deux cents pages, écrire des légendes qui se suffisent à elles-mêmes, décider ce qui devient une page et ce qui reste un paragraphe. Ce travail ne se voit pas. Il décide pourtant de la lisibilité finale et sur des sujets techniques, chaque effet en trop coûte un lecteur. Ici, rien ne bouge, rien ne clignote, et les études de cas se lisent.



